Nénuphars

 

Le chef des services de sécurité de l’Élysée ne décolère pas depuis que l’Airbus A330 présidentiel transportant François Hollande est rentré des cérémonies en Arabie Saoudite pour le décès du Roi Abdallah, et que ce n’est qu’à l’atterrissage à Villacoublay que les contrôleurs de la tour se sont rendus compte que l’avion tractait une banderole avec un message en anglais 


Alertés, les services secrets saoudiens ont admis que la surveillance de l’aéroport a Riyad n’avait pas été leur priorité et qu’il était possible que des individus malveillants avaient fort bien pu accrocher cette banderole durant les heures de nuit, juste avant que l’avion de la Présidence ne décolle. En lisant le message plus qu’explicite «I love Muhammad. Mercy to all mankind», il semble que le message visait explicitement la délégation française et s’avérait être une réponse au «Je suis Charlie» qui a ponctué la dernière semaine. L’avion de François Hollande étant rentré dans la nuit et s’était posé au matin à Villacoublay, les promeneurs matinaux du Dimanche ont eu la surprise de découvrir cette banderole, accrochée et flottant à l’arrière de l’Airbus. Nombre d’entre eux ont eu le temps de la prendre en photo avant de l’envoyer aux chaines de télévision d’infos. 

Le Président n’a su qu’il avait tracté ce message qu’une fois arrivé à l’Élysée lorsque Julie lui a parlé de ce qu’elle venait de voir sur BFMTV. Après l’incident des deux pilotes féminins refusés par les saoudiens, l’aller et retour au Moyen-Orient ressemble de plus en plus à une catastrophe diplomatique.