C'est un bouleversement pour nous les occidentaux et notre société machisme et patriarcale.


Les Indiens sont plus avancés, en Inde les Phemy, sous-groupe de l'ethnie Kashie, maintiennent une culture bien particulière à Medziphema dans le sud de Nagaland.


Les femmes dominent toutes les sphères. Non seulement elles sont chef de famille mais peuvent également posséder plusieurs hommes. Pour qu'il y ait un mariage il suffit qu'une femme décide d'épouser un homme, il sera mené au temple ou la prêtresse lui tatouera sur le bras le nom de sa femme.
Un homme qui trompe sa femme est battu par la communauté. Seules les femmes peuvent entrer au temple ou la divinité est féminine.


Les hommes s'occupent de l'intérieur et font les champs, tandis que les femmes s'occupent de la chasse et de la prêtrise. Aussi étonnant que cela puisse paraître ce sont elles « les guerriers ». Il n'y a aucun guerrier homme.


Seule la femme peut répudier l'homme. Pour se purifier de leurs pêchés les femmes offre un mari à la grande prêtresse. Sur les cent soixante-douze hommes de la communauté (répartis sur six petit villages plus Medziphema) plus de cent sont ses époux. Mais pour autant il n'y a pas de problème de mariage puisque contrairement à ce que l'on pourrait penser, loin d'effrayer les hommes la communauté en attirent.


Les hommes ont de nombreuses restrictions dans cette société. Ils n'ont pas le droit d'aller dans un autre village sans l'autorisation de leurs femmes, de sortir la nuit sous quelque prétexte que ce soit sous peine de coups de fouet, ni de manger avec les femmes dans une réception.


L'homme ne mange pas en même temps que la femme. C’est lui qui cuisine le repas et sert la femme dans une assiette. Elle se rassasie et ensuite, seulement, donne les restes à l'homme qui doit manger avec ses mains et debout.


Il n’a le droit d'écrire qu'en présence de sa femme et pas de textes sacrés.
Le nouvel époux à l'obligation de construire une habitation pour sa femme, en général une hutte ou une petite maison de bois.
Pour autant des hommes viennent bel et bien s'établir dans ces villages.


Autre curiosité de cette localité, les femmes ne sont pas coquettes et n'aiment pas les vêtements de luxe et n'en portent traditionnellement aucun.

Tout au plus les femmes ont des colliers ou des bracelets. 

Les hommes eux sont nus et ne possèdent rien. Quand un homme se marie, sa femme lui coupe les poiles pubiens.


Dans ce monde si loin du nôtre, l'érection de l'homme (visible puisque les gens sont nues) est l’un des éléments qui guide le choix d'un époux par une femme.


Autre particularité, sans doute pas très encourageante pour les hommes, leurs femmes sont en droit de leurs demander de les torcher, ce qui se fait traditionnellement à la main. De même pour les nourrissons qui sont la charge du père à l'exception de l'allaitement...


L’homosexualité masculine est très mal considérée. En d’autres temps, elle pouvait mener à la castration. De nos jours elle mène cependant toujours à de lourdes peines comme le fouet et le charbon ardent qui sont uniquement réservés aux hommes. Ils doivent traverser du charbon chaud sur une distance de près de dix mètres un nombre déterminés de fois dans une salle conçu à cette effet à côté du temple.


Par contre l'homosexualité féminine n'est pas vraiment considérée comme de l'homosexualité mais plus comme une sorte de méditation. Elle est vue comme louable et épanouissante. La grande prêtresse elle-même l'encourage, cela fait partie des traditions. Elle peut être occasionnelle, auquel cas toute femme peut la pratiquer, mariée ou non à un homme ou encore sous forme de "Salaqua" soit un couple passionnelle, à condition cependant que les deux femmes soit mariées à au moins un homme chacune. Une femme en "Salaqua" avec une autre ne peut aller avec une autre femme sans son consentement sauf si c'est pour une avancée spirituelle que les Phémy amalgament souvent avec l'épanouissement des sens.

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Une "Salaqua" dure quatre lunes soit deux mois. Une "Salaqua" est marqué par un serment DEVANT la grande prêtresse et oblige les deux femmes à dormir ensemble en prenant l'autre dans les bras, à pratiquer l'acte sexuel avec un mari en même temps et dans la même pièce, à se laver en même temps (les bains sont assez rares, puisque l'eau est loin et il y a rarement plus d'un par mois) et l’obligation de manger en même temps, de prier à côté et de toujours être dans le même village.
Comme nous voyons ci-contre, elles sont souvent ensemble même pour se promener.


Pour nous occidentaux ces coutumes sont difficilement concevables dépassant notre entendement.


Les hommes doivent se saluer en ouvrant les mains et saluent les femmes en mettant un genou à terre et en levant une main, si la femme veux répondre au salut elle placera cette main sur ses seins.


Les femmes entres elles se saluent en se caressant mutuellement les seins, ou encore si la femme est importante elle sera saluée par un touché sur la partie intime. Une femme importante, elle, saluera une femme simple par une petite tape sur les fesses.


Un homme ne peux pas toucher une femme importante et ne peux la saluer qu'en se prosternant, celle-ci ne répondra pas, en vertu de la coutume.
Les coups de fouet sont réservés aux hommes et pour une femme qui, par exemple, va VOLER le marie d'une autre, profaner le "Salaqua" ou quelques autre cas, la punition sera une fessé administrée par la grande prêtresse. Aucun homme ne peut y assister. De même aucun homme n'a le droit de savoir qu'une femme est punie.

Un veuf ou un répudier ne peux être de NOUVEAU pris pour époux que s'il a été purifié par la grande prêtresse, ce qui exige la pénétration.
Dans leurs traditions, les démons entourent leurs zones traditionnelles et les démons n'auraient aucune emprise sur les femmes, ils chercheraient par contre à dévorer les hommes. Ceux-ci, protégés par les épouses ne seraient en danger qu'en cas de trahison ou de célibat après 400 lunes, soit un peu plus de 16 ans et demi.


Leurs croyances est que chaque grande prêtresse est l'avatar d'une déesse et contrairement à l'hindouisme il ne pense pas que l'âme se réincarne. A l’instar des musulmans par exemple, ils croient à l'enfer ou au paradis. C’est la grande prêtresse vivante qui décide si une femme décédée va au paradis ou si elle devient un esprit enfermé dans un vase. Les hommes eux, iraient forcement en enfer si l'esprit de la femme est dans le vase ou sinon, si la femme est au paradis, elle devrait à son tour choisir si l'homme peut venir la servir ou si elle l'envoie en enfer se faire tourmenter par les démons.
Voilà ce qu’est leur culture.


Mais l'intolérance règne autour d'eux, ils sont considérés comme intouchables par les hindous et le gouvernement indien à en 2014 placé la communauté sur la liste des sectes alors qu'elle ne fait que suivre une tradition séculaire, effectivement décalé par rapport au patriarcat.

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La communauté subit parfois des agressions extérieures et a organisé une sorte de petite milice de défense.
En effet il arrive que des groupes cherchent à voler les femmes. De plus parfois organise des attaques ou les femmes sont battues au nom de la pudeur par des imbéciles incapables d'ouvrir leurs esprits à tout ce qui ne rentre pas exactement dans ce qu'il considère tolérable.


Le "général" si contre a déjà été sévèrement battu, les hommes aussi sont parfois enlevés pour changer de milieu.
Enfin en 2011 suite à une opération organisée par des bouddhistes prétendument pacifistes qui provoqua la mort de quatre femmes, dont une mineure, l'Inde leur donna l'autorisation d'un port d'arme