zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzyguihidsojds

 Marc Edouard Nabe interviver par un ami belge à livré son sentiment sur le proçès qui l'a opposé à son ancien webmaster, l'obèse Salim Laibi.

Cet obèse a présent proche du Mossad a eu un comportement aussi lâche et risible qu'à son habitude.

 

Julien Le Belge. – Qu’est-ce que ça vous a fait de revoir Salim Laïbi, comme ça, après tant d’années ?


     Marc-Édouard Nabe – Curieusement, ça ne m’a rien fait. Mon ancienne, très ancienne affection pour lui était déjà morte depuis longtemps, ce qui n’était pas le cas de la sienne, je l’ai senti dans son regard. Plusieurs fois, en le soutenant, j’ai vu une tristesse, un dépit, plus encore que la haine qui le possède. Haine qui n’est que la transformation chimique en lui de son adoration d’antan. Devant le tribunal, il était obséquieux vis-à-vis de la Justice française qu’il traite pourtant derrière son écran tous les jours de ramassis de francs-maçons et de satanistes sionistes. Il est resté un soumis, c’est la seule chose qu’il a gardée de son époque avec moi… C’est vrai qu’on ne s’était pas revus physiquement depuis dix ans à Paris, même si on s’était eus par téléphone jusqu’à la sortie de L’Homme qui arrêta d’écrire début 2010.


     J.L.B. – Vous étiez sûr qu’il viendrait ?


     M.-E.N. – Oui. Plusieurs personnes autour de moi pensaient qu’il ne viendrait pas mais je savais qu’il serait là. D’abord, je crois qu’il avait envie de me revoir, c’est terrible à dire, et en plus, c’était une occasion pour lui de faire de ce procès une tribune. C’est ce qu’il a soi-disant, on peut dire, réussi à faire… Une tribune pour ses soi-disant idées, c’est-à-dire sa propagande contre moi, en me faisant passer carrément pour un terroriste professionnel et lui pour un bon Français qui pense à la sécurité de ses concitoyens.


     J.L.B. – Il a voulu noyer le fond de l’affaire qui était la destruction du tableau par une prétendue Daechisation des quartiers Nord de Marseille…


     M.-E.N. – Absolument, ça, il le disait déjà dans une vidéo postée il y a quelques jours à peine. Une vidéo qui est une apologie complète de son complotisme, où il dit des trucs énormes qui seront un jour, j’espère, répréhensibles par la loi quand il y aura une justice qui s’intéressera à cette question et qui punira les responsables de ce crime en soi qu’est le complotisme. Il dit par exemple que Mohammed Merah est innocent, que les frères Kouachi qui ont fait les attentats de Charlie Hebdo ne sont pas islamistes, et que de toute façon, d’une manière générale, tous les terroristes ne peuvent pas être musulmans. La plupart sont des délinquants, des drogués, des dégénérés, donc tout ça c’est du bluff qu’on veut nous faire croire et Daech évidemment est une antenne de l’Arabie saoudite et donc de la CIA et du Mossad.


     J.L.B. — Dans cette vidéo, il appelle aussi ses partisans à venir nombreux.


     M.-E.N. – Oui, et on a vu d’ailleurs qu’il avait avec lui un petit groupe quand même, à peu près le même nombre que ce que vous étiez vous, pour me soutenir. On a remarqué d’ailleurs parmi les « laïbiens » (pour ne pas dire «larbins ») une dame physiquement assez ingrate qui a fait sa prière sur un banc en direction de la Mecque dans le hall du palais de justice avant le procès… En gros une musulmane qui demandait à Allah de donner de la force à un apostat pour proférer plus de mensonges encore, plus de blasphèmes et de dissimulation de la Vérité… Il y avait aussi un certain Kevin Licata, un visqueux minus en casquette, qui est un proche du débile sympa Daniel Conversano… Donc ça gêne pas du tout Laïbi d’être soutenu par l’ami d’un type qui traite les Arabes de « bougnoules » et qui veut la fin de toute présence arabe en Europe…

     J.L.B. — Dans cette vidéo sur le complotisme, postée le 5 février, Laïbi fait croire que c’est lui qui vous fait un procès et il dit : « Comment se fait-il qu’un djihadiste, qui fait de la propagande djihadiste, daechiste, terroriste, qui pousse à l’assassinat d’enfants, de civils, dans la rue partout en France, puisse faire de l’argent ainsi ? C’est une question qu’on se pose depuis longtemps, j’imagine que ça va être l’occasion de poser la question et peut-être d’avoir des réponses. »

     M.-E.N. —Quelle honte ! Je croyais que dans le Coran, il y avait prescrit : « Malheur aux calomniateurs-diffamateurs ! » Laïbi est à ce titre un blasphémateur permanent. Il les a posées ses questions, mais il n’a pas eu de réponses parce que je n’ai pas répondu. Il y aura bien l’occasion un jour de faire le procès du complotisme, et pourquoi pas à travers ce personnage ? J’aurais eu tellement de choses à dire. Mais dans cette situation, on a préféré, par tactique judiciaire, avec mon avocate, et de façon concertée avec Maître Pierrat, que j’en dise vraiment le strict minimum. D’ailleurs, j’ai quasiment rien dit, non ?


     J.L.B. — Un mot.


     M.-E.N. — Lequel ?


     J.L.B. — « Non »


    M.-E.N. — Oui ! Ça m’a fait penser à posteriori aux réponses des nazis : quand on leur demandait à Nuremberg s’ils se sentaient coupables ou pas, les types se levaient et souvent ils répondaient « pas coupable »… L’un des plus frappants, ça a été Rudolf Hess (pas Rudolf Höss), qui s’est levé, il est allé à la barre, il a dit « Nein ! » et il est allé se rasseoir. C’est le seul truc qu’il a dit dans tout le procès de Nuremberg, c’est peut-être ça qui l’a empêché de se faire pendre d’ailleurs.


     J.L.B. – Vous pensez que la justice française est prête à une grande affaire sur le complotisme ?


     M.-E.N. – Non. C’est pour ça que ce n’était pas la peine de tomber dans le piège de la confrontation puisque Laïbi voulait que je lui oppose des arguments… Il y a eu quand même une mini prise de conscience, je l’ai senti dans le regard du président et de l’assesseur, surtout, qui a été à la fois objectif sur les faits et puis il posait beaucoup de questions à Laïbi, il lui faisait raconter pourquoi il en était arrivé là. Il le regardait pas encore comme un fou (ce qu’il est), mais comme un type pas très fiable. C’est encore timide. Les juges restent toujours aux portes ironiques de la question… La psychologie et la connaissance de l’humain sont des choses qui font défaut par essence aux gens de Justice. Je me demande même si on ne les choisit pas exprès dans les écoles de magistrature pour ça : ne rien capter à l’être humain afin de mieux exercer leur pouvoir d’injustice !…


     J.L.B. – Vous avez préféré ne pas démonter son complotisme ?


     M.-E.N. – Non, ce n’était ni le sujet ni le moment. Même si j’avais pu être tenté, j’ai bien vu que personne dans la Cour n’était prêt à considérer Laïbi comme avant tout un conspi maladif. Alors, il valait mieux le laisser s’enfoncer… Il en a trop fait. Il est venu à la barre en traînant sa valise pour bien montrer qu’il venait de Marseille et que c’était un pauvre immigré, et puis avec les Patience sous le bras… C’était hors-sujet, quel rapport ? Il voulait démontrer à quel point je suis horrible, un monstre et tout ça, et que lui fait un travail pédagogique pour empêcher les jeunes des cités de Marseille de tomber dans mon piège à moi qui serait de les pousser à tuer et se faire tuer alors que ses si gentils « frères » ne rêvent que d’une chose, c’est de s’intégrer sagement dans la République française et croire à ses balivernes à lui : le 11-Septembre a été fait par les Américains, on n’est jamais allé sur la Lune, Mohammed Merah était un mec de la DCRI, etc.


     J.L.B. – La procureur a été d’une concision et d’une netteté parfaites… Très lucide. Elle a dit que ce n’était pas recevable, elle a balayé point par point chaque argument de Laïbi.


     M.-E.N. – C’est celle qui m’a le plus impressionné dans le procès. Elle a rien dit pendant tout le procès et pas manifesté, apparemment, le moindre intérêt à l’affaire, et soudain, elle s’est levée et a tout décortiqué sur le plan juridique. Vraiment, elle a « banané » tous les arguments de l’avocate de Laïbi comme quoi il avait tout à fait le droit de brûler le tableau parce que moi j’avais brûlé un livre de Philippe Sollers pour montrer que l’édition devait être secouée en 2010. Sauf que c’était un exemplaire du livre parmi bien d’autres, et donc reproductible, alors que dans le cas de mon tableau de Mingus, il s’agissait d’une œuvre unique que Laïbi a détruite.


     J.L.B. – Ensuite, il y a eu l’avocate de Laïbi, très tigresse, très présente, très engagée… Votre avocate, elle, faisait un peu étudiante…


     M.-E.N. – C’était voulu par Maître Pierrat qui se réserve pour plus tard. Anne-Charlotte Plèche s’est contentée de lire très consciencieusement toutes les conclusions qu’elle avait rédigées, les vingt pages, elle les a résumées, c’est ça qu’il fallait faire plutôt que je rentre dans une espèce de dialogue sur le complotisme, sur l’idéologie du si peu « Libre penseur ». Ça n’a pas été rendu possible par le président et l’assesseur et ça c’est bien. Si les choses épouvantables contre moi que proférait Laïbi avaient dû être prises au sérieux, j’aurais eu au moins mon mot à dire, ils m’auraient interrogé. Personne n’a à se laisser ainsi diffamer dans un tribunal sans pouvoir répondre. Le fait qu’ils ne m’aient pas demandé mon avis prouvait qu’il n’y avait pas une once de crédibilité dans le délire de Laïbi.

 

     J.L.B. – Personnellement, il ne m’a pas semblé que les juges étaient très réceptifs au charabia de Laïbi qui a duré plus d’une demi-heure… Comme s’ils avaient compris que c’était quelqu’un qui lançait tout ce qu’il avait à portée pour essayer de vous atteindre… Il n’y avait aucune cohérence, aucun fil conducteur : tous les arguments, il les mélangeait entre eux. On sentait bien que c’était quelqu’un qui avait perdu mais qui essayait de vous faire tomber, c’était assez triste à voir…


     M.-E.N. – Oui, il sait bien que tout est renversé, que tout est à l’envers de ce qui s’est réellement passé. Ce n’est pas lui qui lutte contre « ma propagande daechiste », c’est moi qui lutte contre sa propagande complotiste donc, tout ça, il le sait. Il est conscient de la tragédie qu’il vit, d’être coincé dans ce cauchemar… Il n’a plus que la mauvaise foi pour survivre à lui-même. Il n’était pas du tout convaincant. On voyait bien qu’il avait des trucs derrière qui n’étaient pas clairs, et encore ils ne savent rien les juges, ils ne savent pas quand il dit qu’il n’a rien fait contre moi depuis 2014 et qu’il s’est toujours tenu très calme et qu’il serait prêt à arrêter si je ne m’acharnais pas contre lui, tout ça, c’est faux… Il ne s’arrêtera jamais, c’est devenu sa raison de vivre de vouloir me tuer, et il en crèvera. Je l’ai regardé plusieurs fois, dans les yeux, sans baisser les miens, pour voir… Rien…


     J.L.B. – Vous n’avez pas vu quand même une étincelle ?…


    M.-E.N. – Une étincelle morte. Voilà, comme une étoile morte. Il y avait deux étoiles mortes à la place des yeux. C’était terrible. C’était comme des astres morts. Il regardait dans mon regard, pour voir si je l’aimais encore, et non… Je le regardais et je me disais : « Dire que c’est lui, « mon cher Salim » qui a fait des dizaines et des dizaines d’articles pour me dégueulasser depuis 2010, des vidéos ignobles contre moi et mon entourage, jusqu’à vouloir décrédibiliser des artistes classiques et incontestables du passé uniquement parce qu’ils étaient mes préférés ! Il a poussé la passion diabolique jusqu’à bricoler un site, CacasdeNabe, au-delà de l’inimaginable dans la bassesse, pour tenter de copier Nabe’s News, et rédigé anonymement avec cet autre traître qu’est Paul-Éric Blanrue et quelques autres… » Et moi je voyais dans son regard qu’il aurait voulu pouvoir m’aimer encore si ça s’était passé autrement. Mais son comportement a rendu impossible toute affection, toute compassion ou tendresse quelconque. Je le regardais comme un cadavre, par curiosité morbide, comme je considère tous les traîtres que j’ai subis dans ma vie… Moi je n’avais aucune nostalgie, mais dans son regard à lui il y avait un regret qu’on en soit arrivés là. Il le niera bien sûr, comme tout le reste, comme tout ce qui est vrai et réel. C’est sa faute entièrement… Et ça, comme son orgueil est trop fort, il ne pourra jamais l’admettre.


     J.L.B. – C’est ça qui fait de lui un personnage qui développe beaucoup de tristesse chez les gens… Il est plus triste que fou à la rigueur.


     M.-E.N. – Oui, c’est une ordure mais si triste… « La tristesse durera toujours », comme disait Van Gogh.

Propos recueillis par Julien Le Belge, 9 février 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

nabeinfo